Historique de la Maison de Quartier Centre Ville de Valenciennes

La Maison de Quartiers Centre Ville de Valenciennes a été créée en Octobre 90 en tant qu’association et agréée centre social en Décembre 90.

 

Le périmètre pris en compte par la Maison de Quartiers correspond au cœur de la ville de Valenciennes. C’est effectivement dans cet espace que se trouvent les principales administrations et services publics. On peut également souligner la présence d’une antenne de la faculté, le musée, le conservatoire, le théâtre.

 

A l’origine on trouvait concentré au même endroit des logements où demeuraient quelques familles, un foyer d’hébergement et une maison des jeunes. Tous ces locaux appartenaient au PACT. Le PACT qui avait la volonté de s’ouvrir aux habitants a donné la possibilité aux mères du quartier de se réunir deux fois par semaine à la maison des jeunes pour un atelier peinture et un atelier couture. La maison des jeunes qui étaient gérés par les adolescents avec l’aval du PACT est devenue un lieu où ces derniers se livraient à des trafics en tout genre et organisaient des soirées qui finissaient la plupart du temps par des conflits entre les jeunes eux-mêmes ou avec les habitants du quartier. Les familles qui ne trouvaient plus leur place ont déserté la maison des jeunes et se sont retrouvés chez l’habitant pour continuer leurs activités, les jeunes ont fini par être exclu du local. Les activités au local ont cessé pendant une période.

 

Pour inverser la tendance par rapport à ce qui s’est passé avec la maison des jeunes,  dans la reconstruction du nouveau projet, la Maison de Quartier Centre Ville de Valenciennes a privilégié au démarrage les activités petites enfance puis enfance pour se concentrer par la suite sur le secteur jeune.

 

A sa création le centre d’hébergement s’est voulu être un équipement ouvert sur le quartier. Cette association était motivée par une volonté d’insertion des familles dans le tissu social. Il a donc proposé ses animations collectives aux personnes du quartier, enfants et adultes, et petit à petit, la notion de quartier a pris tout son sens.

Face à ce phénomène et en l’absence de structure, le centre d’accueil s’est senti interpellé et a souhaité répondre au mieux aux attentes de la population en engageant une étude sociologique sur le quartier.

 

L’enquête portait sur les attentes de la population et des partenaires locaux par rapport au projet d’aménagement d’une bâtisse à finalité socio-éducative.

Les résultats ont permis d’appréhender le quartier dans ses réalités physiques et humaines.

Présence d’un habitat, d’une population de moins de 14 ans importante (26%) de personnes âgées de plus de 60 ans (24 %). Une forte proportion de retraités (108) autant d’ouvriers et surtout des personnes sans activités professionnelles.

Les différents acteurs ont pu aussi définir deux grands objectifs pour la maison de quartier

 

  • Une animation pour les enfants tous les jours.
  • Une aide aux parents pour les problèmes de la vie courante

 

Parallèlement, en 1982, une étude réalisée par les travailleurs sociaux de la C.A.F., avec l’aide d’un sociologue a mis en évidence plusieurs orientations de travail social.

Divers types de population ont été ciblés et notamment les familles monoparentales. Dans le centre ville de valenciennes, les travailleurs sociaux ont constaté la présence d’un grand nombre de ces familles.

 

L’opportunité de la restauration d’un bâtiment appartenant au P.A.C.T. situé dans le centre ville de valenciennes derrière le centre d’hébergement, rue Abel de Pujol a été saisie, afin de permettre à ces familles de l’utiliser.

Une enquête auprès de ces familles a donc été faite par deux travailleurs sociaux en 1985, en quête qui a été menée également auprès des familles bénéficiaires de l’aide à l’enfance et qui a mis en évidence 4 demandes essentielles :

 

  • Par rapport à l’habitat P.A.C.T.
  • L’alphabétisation
  • Les activités pour les jeunes : enfants et adolescents
  • Les activités pour les mamans

 

Parallèlement une enquête effectuée par une étudiante en sociologie à la demande du P.A.C.T. a mis en évidence les problèmes concernant les jeunes, l’habitat du quartier et a chiffré les différents groupes de jeunes sur le quartier (recensement de l’époque.)

A la suite de ces deux études, l’objectif a été d’aider les familles en difficulté du quartier centre ville de Valenciennes en proposant la création d’un centre social, appelé Maison de Quartier « Quesnoy-Delsaux », ensuite « Maison de Quartier du centre ville ».

 

La présence et la ténacité des mamans du quartier a été un élément moteur quant au maintien et à la mise en route de diverses activités. Leur volonté et leur participation effective depuis quatre ans soutenues par les travailleurs sociaux PACT, DAT, CAF, a permis avec l’utilisation des prestations de service CNAF, en 1990, la mise en place d’un personnel compétent et en nombre suffisant pour faire face à leurs demandes et à celles de leurs enfants.

 

Dés 1994, 3 ans après la création nos locaux sont devenus trop justes. Octobre 1998 la présidente et le trésorier rencontre Monsieur BORLOO, celui-ci reconnaît qu’il est nécessaire de changer de locaux.

 

Dés que nous avons eu cet accord nous nous sommes mis à la recherche de nouveaux locaux, il n’était plus réaliste de rester sur place avec des aménagements précaires.

1994, création de «midi Partage»

1995, création de l’atelier «Coup de Pouce» et de «Aide et services au quotidien»

1996, création de «Logetoit»

 

En Septembre 1999 la réception d’un courrier ordinaire du P.A.C.T. nous demandant de quitter les locaux en décembre 1999.

 

Décembre 1999, la directrice prend contact avec Monsieur Wattiez propriétaire de Mr Bricolage (1400 m²). La ville à un droit de préemption va-t- elle l’utiliser?

 

Parallèlement nous recevons une notification du P.A.C.T. par Huissier de la résiliation du bail Maison de Quartier en décembre 2002.

 

Janvier 2000 un Travail avec Madame FIDANZA directrice de l’A.D.I.L. (Agence Départementale d’Information sur le Logement) pour un éventuel achat de Mr Bricolage. La ville devrait nous donner une réponse fin janvier.

 

Février 2000 le bureau de la Maison de Quartier se positionne, pour un éventuel achat et se retourne vers La Caisse d’Epargne, banque de la Maison de Quartier, celle-ci souhaite que nous ayons la Caution de la Municipalité.

 

Novembre 2001 première rencontre avec la ville pour préparer le dossier d’achat de Monsieur Bricolage dans le cadre du GPV (Grand Projet Ville)

 

Novembre 2003 présentation au quartier des plans des futurs locaux.

 

Depuis cette date nous avons travaillé avec Mr Arnaud SEVRIN par rapport à nos besoins, ensuite nous avons choisi avec les élus l’architecte.

 

Face aux changements  de l’utilisation de la structure  aujourd’hui nous sommes inquiets des contraintes que cela implique.

 

Nous sommes complètement ouverts à un partage de la MDQ sous réserve que celle-ci garde toutes ses prérogatives liées à ses valeurs, et une infrastructure qui colle à son projet défini par les habitants à son activité et qui ne souffre en rien d’une utilisation pour des manifestations extérieures aux activités de la MDQ ».

14 décembre 2007, le moment du déménagement est arrivé. De 200 m2 on est passé à 1790 m2.

Depuis les activités se sont développées et multipliées, jusqu’à la création en 2017 de la Maison du vélo et du Repair’café.

 

Sa vocation :

L’association a pour but de promouvoir les personnes à travers la formation, l’information et tout autre moyen nécessaire à l’élaboration des projets individuels et collectifs.

Les croyances de la Maison de Quartier :

Conformément aux valeurs défendues par l’éducation populaire, la Maison de Quartier Centre-ville fonde son identité sur des valeurs de respect, de tolérance, de solidarité et de laïcité. L’association est ouverte à tous sans distinction d’âge, d’origine de confession ou de profession.

  • Solidarité, respect, tolérance et laïcité

Ces valeurs sont les leviers des aspirations qui nous animent

  • Pour une citoyenneté à la fois individuelle et collective

Là où l’individualisme grandissant et le modèle économique unique montrent leurs limites, nous souhaitons permettre à chacun de mieux comprendre les enjeux et la complexité des situation vécues afin que chaque individu puisse prendre conscience de sa place, de son rôle et acquérir de l’autonomie pour maitriser les situation plutôt que de les subir.

  • Pour un droit d’association renouvelé, moteur et espoir d’une transformation sociale

Les valeurs n’existent que par l’investissement des Hommes et des Femmes dans un projet décidé collectivement. Le Mouvement associatif et en particulier celui de l’éducation populaire est confronté à l’évolution de la société marchande et consumériste. Composer avec les contradictions  des adhérents consommateurs ne doit pas nous faire oublier les objectifs que nous nous fixons. Réaffirmer une identité est un enjeu majeur du projet que nous portons.